La génération Z est la génération née entre 1997 et 2010 qui succède à la génération Y et précède la génération Alpha. Elle est définie comme la « génération du numérique » et représente 22% de la population mauricienne. Constituant la génération la plus intrigante, les gen Z défient les stéréotypes existants. Ils changent la donne et, avec leurs préférences distinctes, le paysage social.

Pour Virginie Villeneuve, directrice associée de Kantar Consulting :

« Les Gen Z placent encore leur préférence et la disponibilité avant l’éthique dans leurs critères d’achat. « J’avais appris que Nutella détruit les habitats des orang outans pour produire de l’huile de palme, du coup j’achète moins de trucs à base de Nutella». Les priorités d’action durable pour les consommateurs sont la réduction de la consommation d’énergie, le contrôle du gaspillage et l’utilisation de ses propres sacs. Ces actions semblent bien ancrées dans le champ des possibles. Ces changements ont un impact direct sur les finances du foyer. C’est un levier d’action fort. En 2ème niveau, on trouve des actions possibles mais qui demandent un effort financier ou un sacrifice en matière de confort. La gen Z est plus enclin à l’utilisation de ses sacs et montre une plus grande ouverture à acheter des produits plus durables et utiliser les transports en commun. Le refus du gaspillage qui a un impact sur les dépenses du ménage est une priorité. Alors que les comportements volontaires et « gratuits » qui auraient un impact sur l’environnement sont loin d’être répandus aussi bien au niveau national que parmi la Gen Z. Les actions les moins envisageables concernent principalement un changement de régime alimentaire. L’assiette du Mauricien semble sacrée, elle fait partie de ces petits plaisirs de la vie auquel il est difficile de renoncer. La gen Z se démarque sur le fait qu’elle n’est pas prête à acheter moins de vêtements. C’est d’ailleurs un de ses principaux postes de charge avec la nourriture. De la pandémie, il ressort une grande maturité pour cette génération dont le rêve s’évanouit une fois passé les 17 ans. Ils sont libres dans leurs têtes mais très consensuels dans leurs comportements pour éviter de choquer et préserver le bon ordre social. Très influencés par leurs pairs et les réseaux sociaux, ils prônent l’inclusivité et soutiennent les grandes causes mais s’engagent rarement seuls. Une vie hybride et paradoxale … entre relations digitales et sociales, entre consensus et liberté intérieure, Ces gen Z mauriciens sont des défenseurs passifs des grandes causes.

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Les défis mauriciens

 

Les Z comprennent et voient les défauts des systèmes existants. Observateurs par nature, ils nourrissent plus d’attentes de la part des organismes compétents et ont un manque notable de confiance dans les institutions gouvernementales.

La génération Z est inquiète mais ne s’engage pas systématiquement

Malgré de nombreuses communications, la conscience environnementale de la génération Z n’en est qu’à ses débuts et n’est pas reconnue comme un levier fort. Le respect de l’environnement, selon les jeunes, est important. L’écologie figure même parmi les valeurs qu’ils défendent. Cependant, la génération Z est également d’avis que malgré des communications excessives sur cet aspect, il y a encore peu d’engagement.

Il y a aussi un groupe qui confie volontiers leur manque d’engagement, ils agissent souvent sous le coup de la réglementation imposée.
De même, l’achat de bouteilles d’eau en métal ou de pailles en métal est principalement motivé par les tendances plutôt que par la protection de l’environnement.

Je suis personnellement très concerné(e) par les problèmes environnementaux, je sens que je peux faire une différence autour de moi grâce aux choix que je fais et aux actions que je prends

De même, les Zoomers affirment qu’ils n’arrêteront pas totalement d’acheter une marque qui va à l’encontre des valeurs qu’ils prétendent défendre. Ils sont toutefois prêts à diminuer la fréquence de leurs achats. Les Gen Z placent encore leur préférence et la disponibilité avant l’éthique dans leurs critères d’achat.

« J’avais appris que Nutella détruit les habitats des orang outans pour produire de l’huile de palme, du coup j’achète moins de trucs à base de Nutella »

Les priorités d’action durable pour les consommateurs sont la réduction de la consommation d’énergie, le contrôle du gaspillage et l’utilisation de ses propres sacs. Ces actions semblent bien ancrées dans le champ des possibles. Ces changements ont un impact direct sur les finances du foyer. C’est un levier d’action fort. En 2ème niveau, on trouve des actions possibles mais qui demandent un effort financier ou un sacrifice en matière de confort.

La gen Z est plus enclin à l’utilisation de ses sacs et montre une plus grande ouverture à acheter des produits plus durables et utiliser les transports en commun.

Le refus du gaspillage qui a un impact sur les dépenses du ménage est une priorité. Alors que les comportements volontaires et « gratuits » qui auraient un impact sur l’environnement sont loin d’être répandus aussi bien au niveau national que parmi la Gen Z.

Les actions les moins envisageables concernent principalement un changement de régime alimentaire. L’assiette du Mauricien semble sacrée, elle fait partie de ces petits plaisirs de la vie auquel il est difficile de renoncer. La gen Z se démarque sur le fait qu’elle n’est pas prête à acheter moins de vêtements. C’est d’ailleurs un de ses principaux postes de charge avec la nourriture.

De la pandémie, il ressort une grande maturité pour cette génération dont le rêve s’évanouit une fois passé les 17 ans. Ils sont libres dans leurs têtes mais très consensuels dans leurs comportements pour éviter de choquer et préserver le bon ordre social. Très influencés par leurs pairs et les réseaux sociaux, ils prônent l’inclusivité et soutiennent les grandes causes mais s’engagent rarement seuls.

 Une vie hybride et paradoxale … entre relations digitales et sociales, entre consensus et liberté intérieure, Ces gen Z mauriciens sont des défenseurs passifs des grandes causes.

* Études quantitatives : échantillon national de 6920 répondants – Études qualitatives : plus de 50 Z interviewés – Études secondaires & Observations des réseaux sociaux.
L’étude Gen Z est basée sur une méthodologie hybride regroupant des études quantitatives, qualitatives et secondaires, permettant une analyse transversale de la génération afin d’en tirer des conclusions prospectives sur les comportements et changements fondamentaux.