Les huiles usagées représentent un défi environnemental. Les huiles, essentielles dans plusieurs usages, notamment domestiques, sont cause de pollution. Elles peuvent notamment contaminer les ressources en eau si elles ne sont pas entreposées correctement. L’entreprise Green Oil se positionne pour répondre à cette problématique. En 2024, elle a récupéré 80 tonnes d’huile usagée et, pour 2025, l’entreprise ambitionne d’en récolter 100 tonnes.

PHOTO (DR) : Une fois collectées, les huiles usagées sont exportées et transformées en biocarburants.

Green Oil, spécialisée dans la collecte et la valorisation des huiles alimentaires usagées, participe à la valorisation d’un déchet. Pour ce faire, elle s’appuie sur son expertise locale et son réseau international. Pour la collecte, l’île est divisée en quatre zones, avec des tournées hebdomadaires, notamment auprès d’hôtels et de restaurants. Une fois collectées, les huiles sont acheminées par le logisticien français OLEOR, valorisées par Veolia France et transformées en biocarburants par TotalEnergies.

Green Oil souhaite structurer davantage son activité et améliorer ses volumes de collecte. Si la transformation locale de l’huile usagée n’est pas viable économiquement, pour l’instant, l’entreprise reste ouverte à élargir ses activités à d’autres filières de recyclage. Elle plaide également pour des mesures incitatives, comme des crédits d’impôt, allègements de charges ou véhicules détaxés, afin d’encourager les entreprises à s’engager dans des démarches écologiques.  « La gestion des déchets est le miroir de notre société. Protéger notre capital naturel n’est pas une option, c’est une nécessité. Cette transition demande une alliance entre volonté politique, innovation industrielle et engagement citoyen. Chaque geste compte », fait ressortir Pascal Baleekdar, directeur général de Green Oil Ltd.