«on peut voir la convergence entre l’économie et la sécurité »
Lors d’un point de presse numérique organisé le 3 février dernier par le Département d’État des États-Unis et le Centre régional des médias pour l’Afrique, le Général Dagvin R.M. Anderson, commandant de l’US Africa Command (AFRICOM), a donné des précisions sur les engagements de l’AFRICOM. Il était au côté du Sergent-major Garric M. Banfield, sous-officier supérieur de commandement de l’AFRICOM. Extraits.
LE GÉNÉRAL ANDERSON : Le sergent-major Garric Banfield et moi-même avons le plaisir d’être ici aujourd’hui pour parler avec des personnes issues de tout le continent de questions relatives à l’Afrique et à nos intérêts communs en matière de sécurité.
Tout d’abord, je tiens à dire que je suis heureux d’être de retour en Afrique. Je suis le nouveau commandant ici, à l’AFRICOM. Je suis là depuis environ cinq mois, mais l’Afrique n’est pas nouvelle pour moi ni le travail sur ce continent, ayant été commandant des opérations spéciales pour l’Afrique il y a quelques années, juste en bas de la colline, ici, à Kelley Barracks. Je suis donc très heureux de collaborer de nouveau avec nos partenaires et de pouvoir entendre des points de vue différents.
Une des choses que je tenais à ajouter rapidement : j’ai eu l’occasion… Nous venons tout juste… Le sergent-major et moi venons de rentrer d’un déplacement en Afrique de l’Est. Nous nous sommes rendus en Éthiopie, au Kenya et à Djibouti avec le sous-secrétaire d’État Christopher Landau. Cela a été une occasion excellente de faire une visite conjointe en compagnie de responsables de notre département d’État, mais aussi de rencontrer nos partenaires dans la région et de discuter de domaines où nos intérêts convergent. L’une des choses… Nous avons eu une très belle opportunité ; c’était un très bon déplacement. J’ai pu aller au salon aéronautique Black Lion Air Show en Éthiopie, qui célébrait le 90eanniversaire de cette armée de l’air, qui est plus ancienne que notre armée de l’air aux États-Unis. Cela a été une excellente occasion de discuter de notre collaboration de longue date, du colonel John Robinson qui s’est rendu en Éthiopie en 1935 pour aider les Éthiopiens à créer leur armée de l’air, en période de crise, puis qui est resté après la guerre pour contribuer au développement d’Ethiopian Airlines, devenue évidemment un symbole important de l’Éthiopie, mais aussi du continent africain.
Voir où les investissements économiques et le développement coïncident avec la sécurité et la stabilité
Et ce que je trouve intéressant, c’est la façon dont cela s’inscrit dans la suite – et c’est la raison pour laquelle je voyageais avec le sous-secrétaire d’État : essayer de voir où les investissements économiques et le développement coïncident avec la sécurité et la stabilité. J’ai pensé qu’il s’agissait, d’un point de vue historique, d’un excellent exemple d’une mobilisation des États-Unis en faveur de la sécurité qui s’est ensuite transformée en un investissement dans la sécurité économique et le développement pour l’avenir de l’Éthiopie. Ce n’est donc pas une nouveauté pour nous, mais c’est quelque chose que nous commençons à explorer davantage. Et après cela, cette convergence entre l’économie et la sécurité.
Ensuite, après cela, nous nous sommes rendus au Kenya, où j’ai eu la chance d’accompagner le sous-secrétaire d’État à Manda Bay pour une cérémonie d’inauguration du chantier de la nouvelle piste d’atterrissage dans laquelle les États-Unis et le Kenya investissent. Encore une fois, cela fait partie de l’investissement dans la sécurité, dans le comté de Lamu, qui est également à la tête, ou au point de départ, d’un corridor économique. Encore une fois, on peut voir la convergence entre l’économie et la sécurité, et le point où elles se rejoignent.
J’ai ensuite eu l’occasion de me rendre à l’Union africaine, où nous avons abordé ces mêmes questions. Cela a été très bien accueilli par le président de l’Union africaine ainsi que par le Conseil économique, qui ont examiné les points de convergence. Mais surtout, le sergent-major et moi-même avons eu l’occasion de déposer une gerbe devant le mur commémoratif à l’Union africaine, et cela a été un rappel particulièrement fort des sacrifices que nous avons tous consentis pour maintenir la paix et la stabilité dans le monde au cours de ces missions, en particulier sur le continent africain, et de l’importance d’agir ensemble, parce qu’il ne s’agit pas d’un pays ou d’un effort isolé, mais d’un effort combiné pour faire face aux graves menaces auxquelles nous sommes tous confrontés.
Je vais m’arrêter là et laisser le sergent-major dire quelques mots.
Lire la suite sur notre prochaine édition du magazine…




















