Cette tribune est la suite de l’article à lire sur notre édition Hors-série 2025/2026. A travers ces tribunes, l’agence de presse Talent Factory et Le Journal des Archipels défendent l’idée d’un 18ème ODD en faveur de la communication responsable.
«…Voici ce qui rend ce moment historique : pour la première fois, les communicants ont l’opportunité de ne pas être en retard sur une révolution technologique. Nous pouvons être ceux qui, dans nos organisations, posent les bonnes questions avant qu’il ne soit trop tard. «Comment utilisons-nous l’IA ? Pour quoi faire ? Avec quelle transparence ? Avec quel impact ?»
Le principe de « Personal and Organizational Responsibility » du Pledge de Venise est particulièrement puissant : nous sommes responsables de ce que nous produisons avec l’aide de l’IA, comme nous le sommes de ce que nous produisons de nos mains. Nous devons être capables d’expliquer pourquoi la transparence sur l’utilisation de l’IA renforce la crédibilité plutôt qu’elle ne l’affaiblit.
L’empreinte invisible
Autre fait à souligner : Le principe 7 demande explicitement aux professionnels de reconnaître l’impact environnemental de l’IA. Une étude récente estimait qu’entraîner un seul modèle d’IA de grande taille peut émettre autant de CO2 que cinq voitures pendant toute leur durée de vie. L’IA n’est pas immatérielle. Elle consomme de l’eau pour refroidir les serveurs, de l’énergie pour les faire tourner, des ressources rares pour fabriquer les puces. Quand ces outils sont utilisés dans des campagnes de communication sur la durabilité, il faut intégrer cette réalité dans toute réflexion.
Cela ne veut pas dire renoncer à l’IA. Cela veut dire l’utiliser avec discernement. Privilégier les modèles plus légers quand ils suffisent. Ne pas générer vingt versions d’un texte quand trois suffiraient. Exactement comme nous le faisons – ou devrions le faire – pour tous nos choix professionnels dans une logique d’économie circulaire.
Si nous voulons un siège à la table…
Revenons à notre point de départ : l’ODD 18 Communication responsable. Si nous voulons que la communauté internationale reconnaisse la communication comme un levier de développement durable à part entière, nous devons prouver notre maturité. Le Venice Pledge est une preuve. Chaque fois qu’un communicant refuse de publier un contenu généré par IA sans vérification. Chaque fois qu’une agence explique à son client pourquoi la transparence sur l’utilisation de l’IA est préférable au silence. Chaque fois qu’une organisation forme ses équipes aux enjeux éthiques de l’IA. Nous construisons notre crédibilité collective. Les sept principes du Venice Pledge ne sont pas un mode d’emploi technique. Ils sont une boussole éthique. À nous de décider si nous l’utilisons.
En photo (DR) : Ex journaliste, Marie-Noëlle Elissac-Foy est fondatrice et directrice de The Talent Factory, une entreprise de relations publiques offrant des services en communication, stratégie de relations publiques, relations médias, gestion d’événements et services éditoriaux.




















