L’île française de Mayotte est victime, comme dans tout l’archipel comorien, de déforestations sauvages. A cela deux causes principales : la surpopulation (issue notamment d’une immigration massive des îles voisines et du continent africain) et l’extrême pauvreté de cette population qui survit dans le département le plus déshérité de France.

Les deux causes s’entretenant dans un cercle vicieux où l’absence de sensibilisation est au coeur du sujet. Et commet en serait-il autrement ? Quand on a faim on cherche des ressources là où elles y sont gratuitement : forêts, mangroves, lagons…etc

Afin de mieux contrôler les rares forêts primaires qui subsistent sur les hauteurs de la Grande Terre de Mayotte (en Petite Terre il est déjà trop tard et l’habitat sauvage a eu raison des dernières poches vertes), le Conseil départemental a engagé la formation des agents de la DAFP* à l’utilisation de drones pour la surveillance des forêts et limiter la prédation sur la biodiversité parfois unique dans cette île.

Outre la surveillance, les drones permettront la collecte de données topographiques, de photographies, de vidéos et d’informations géolocalisées.  Autant de missions visant à enrayer l’écocide que subit de joyau de la biodiversité mondiale. Mais tant que l’immigration massive ne sera pas enrayée, on en peut qu’être sceptique sur cette nouvelle action qui vient en aval de la situation et risque de se limiter à soigner les symptômes et pas le mal profond qui est celui de la pauvreté.

A suivre dans nos colonnes.

*La Direction de l’Agriculture, Pêche et Forêts (DAPF) assure des missions d’orientations stratégiques de l’agriculture, de la pêche, de l’aquaculture et de la forêt en éclairage des décideurs politiques.