La conférence annuelle de la Sustainable Tuna Association (STA) s’est tenue le jeudi 13 février dernier à l’hôtel Ravenala Attitude, à Balaclava. A l’agenda des débats et discussions : les impacts du changement climatique sur le sud-ouest de l’océan Indien, notamment sur le secteur du thon. La conférence a été marquée par la présence de Fabrice David, ministre délégué (Junior Minister) de l’Agro-industrie, la Sécurité alimentaire, l’Economie bleue et la Pêche, ainsi que Joanna Bérenger, ministre déléguée de l’Environnement, de la Gestion des déchets solides et du Changement climatique, Kate Chamley, Haut-commissaire australien à Maurice, et Gina Bonne, chargée de mission à la Commission de l’Océan Indien (COI).

PHOTO (DR) : Derrière : Fabrice David (ministre adjoint de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Economie bleue et de la Pêche), Giuseppe Mastrolia (DG de New Princes Group), Cougen Purseramen (président de la STA et responsable du groupe IBL pour les clusters ingénierie, industrie et logistique). Devant : Delphine Goguet (attachée aux affaires maritimes et à la pêche, à délégation de l’UE), Gina Bonne (chargée de mission à la COI), Joanna Bérenger (ministre adjointe de l’Environnement, de la Gestion des déchets solides et du Changement climatique), Kate Chamley (haut-commissaire d’Australie en République de Maurice).

Cougen Purseramen, président de la STA, a, lui, déclaré : « Les deux dernières années ont été particulièrement difficiles, avec un dipôle positif dans l’océan Indien entraînant de faibles prises de thon et des conditions océaniques imprévisibles qui ont plongé notre industrie dans l’incertitude. Nous devons nous demander comment nous assurer que nous serons mieux préparés à l’avenir et cet événement doit nous aider à y parvenir ».

« Le dipôle de l’océan Indien (IOD), également connu sous le nom d’El Niño indien, est un phénomène climatique qui affecte l’océan Indien dans son ensemble, mais le sud-ouest de l’Océan Indien en particulier. Dans sa phase positive, la température de l’eau augmente et entraîne une réduction de la production de chlorophylle, ce qui se traduit par une diminution du phytoplancton et, en fin de compte, de poissons. En revanche, lors d’un dipôle négatif, tous les indicateurs sont favorables à une augmentation de l’abondance des poissons. Le Sud-ouest de l’Océan Indien a traversé un dipôle positif en 2023, qui devait initialement se terminer à la fin du premier semestre 2024, mais qui maintenant est dans une phase neutre, sans aucune indication vers un dipôle négatif même pendant le premier semestre 2025. Les pays du Sud-Ouest et du Nord de l’Océan Indien ayant une industrie de pêche et/ou de transformation du thon et sa chaîne de valeur associée, ont connu une grave réduction de l’approvisionnement de listaos (skipjack) », avance le communiqué de la STA qui n’a pas invité la presse indépendante à cette conférence.

« Il ne s’agit pas seulement de comprendre, mais d’agir. Il s’agit d’une question environnementale, mais aussi d’une question commerciale et de continuité de l’industrie au sens large. Nous entendrons des experts qui partageront leurs connaissances sur la façon dont le climat affecte notre écosystème marin, mais ces connaissances ne sont pas seulement destinées à l’industrie du thon, elles doivent atteindre les gouvernements, les décideurs politiques, les scientifiques et les partenaires régionaux afin que nous puissions collaborer à la recherche de solutions », a ajouté Cougen Purseramen.

La Sustainabla Tuna Association

La STA est composée d’entreprises mauriciennes de produits de la mer (hors pêche) – énumérées ci-dessous – qui cherchent à faire entendre leur voix sur la durabilité des stocks de thon de l’océan Indien :

  • Princes Tuna (Mauritius) Ltd
  • Indico Canning
  • Froid des Mascareignes
  • Marine Biotechnology Products
  • Cervonic
  • Seafood Hub Ltd
  • Transfroid