Thierry de Bailleul, directeur général de Madagascar Airlines, a annoncé le 15 octobre dernier sa démission immédiate, évoquant un « climat de défiance généralisée ». En poste depuis dix-huit mois, il quitte une compagnie fragile, secouée par la fronde d’une partie de son personnel et des tensions sociales persistantes
Rien ne va plus dans le ciel malgache. Madagascar Airlines, née des cendres de la compagnie nationale Air Madagascar n’en finit pas de défrayer la chronique malgré un plan de restructuration et d’importantes aides, comme nous l’indiquions en mars 2024.

Dernier épisode de ce triste feuilleton : son directeur général, Thierry de Bailleul, a démissionné avec effet immédiat, déplorant un «climat de défiance généralisée» et des tensions internes qu’il juge «incompatibles avec la poursuite de sa mission».
Nommé en 2024 pour redresser une compagnie en difficulté, Thierry de Bailleul laisse derrière lui un bilan mitigé. Sous sa direction, Madagascar Airlines avait retrouvé un certain dynamisme : avec un taux de ponctualité de 80 % (pour l’anecdote, Air Madagascar était surnommée «Air peut-être »).
Mais surtout, un retour à l’équilibre financier était envisagé d’ici la fin de cette année. Malheuresement, la performance entrepreneuriale est une chose et la gestion des ressources humaines en est une autre.
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