La Commission de l’océan Indien (COI), à travers son projet « Résilience des populations et des écosystèmes du Sud-Ouest de l’océan Indien » (RECOS), a participé au 13è symposium scientifique de l’Association des sciences marines de l’océan Indien occidental (WIOMSA*) du 28 septembre au 3 octobre derniers. Cet événement régional majeur réunit chercheurs, décideurs et praticiens autour des enjeux de durabilité et de résilience des zones côtières et marines de la région océan Indien occidental.
La participation du projet RECOS renforce l’engagement de la COI à améliorer les connaissances scientifiques et à appuyer les acteurs locaux et régionaux dans la gestion durable des écosystèmes marins et côtiers de l’océan Indien occidental.
Concrètement, le projet RECOS a contribué au symposium à travers plusieurs volets :
• Soutien à la relève scientifique : RECOS a permis à 20 chercheurs, jeunes et confirmés issus des pays membres de la COI, de présenter leurs travaux, d’échanger avec la communauté scientifique internationale et de renforcer leur intégration dans les réseaux régionaux.
• Production de connaissances pour la résilience côtière : dans son volet scientifique, RECOS appuie cinq recherches scientifiques de niveau master et doctorat portant sur l’efficacité des aires marines protégées, les impacts du changement climatique sur les mangroves ainsi que sur l’évaluation des impacts de l’éducation environnementale marine et côtière, qui ont tous fait l’objet de présentation scientifique.
• Codesign des bases d’un réseau régional scientifique d’éducation environnementale dans les milieux marins et côtiers : à travers un mini-symposium et une table ronde co- organisés avec l’IRD, la COI via le projet RECOS a poursuivi les discussions initiées à l’UNOC3 sur l’intérêt des scientifiques et autres professionnels de l’éducation environnementale à favoriser la collaboration régionale par la création d’un réseau régional scientifique d’éducation environnementale dans les milieux marins et côtiers, visant à partager les expériences, les outils, les approches et les bonnes pratiques en la matière.
• Contribution au premier rapport régional sur l’état des herbiers marins et participation au processus d’élaboration d’une stratégie régionale sur les herbiers marins pour la Convention de Nairobi : RECOS a appuyé la rédaction des chapitres nationaux des États membres de la COI de ce rapport, qui a été présenté lors d’une session spéciale coorganisée par l’UICN (projet WIOCOR) et le projet RECOS. Ce rapport marque une étape importante dans le processus d’élaboration d’une stratégie régionale de conservation des herbiers marins. Les contributeurs de ce rapport pour des États membres de la COI ont été invités par le projet RECOS à participer aux différentes sessions qui marqueront le démarrage de ce processus.
• Appui au réseau régional des gestionnaires de mangroves (WIOMN) et contribution à un guide régional sur le suivi des mangroves. Le projet RECOS appuie ce réseau et l’élaboration de cet ouvrage régional en faisant participer les experts de la conservation des mangroves des différents pays de la COI, qui ont participé à la session spéciale dédiée au WIOMN.
À travers ces actions, la COI et son projet RECOS contribuent à renforcer l’intégration des savoirs scientifiques dans les processus de décision et mettent en évidence l’importance de la coopération régionale pour relever les défis liés aux changements climatiques, à la préservation de la biodiversité et à la durabilité des moyens de subsistance des communautés côtières.
Le projet RECOS de la COI est financé par l’Agence française de développement et le Fonds français pour l’environnement mondial.
*La Western Indian Ocean Marine Science Association (WIOMSA) est l’association scientifique de référence dans le domaine marin et côtier de l’océan Indien occidental. Fondée en 1993, elle rassemble chercheurs, décideurs, praticiens et ONG pour promouvoir la recherche, le renforcement des capacités et l’intégration science-politiques en faveur d’une gestion durable des océans et des côtes de la région. Son Symposium scientifique biennal, reconnu comme l’un des plus importants au monde dans ce domaine, constitue une plateforme unique de partage de connaissances et d’innovation.




















