Face aux aléas pluviométriques, mais aussi à l’urbanisation du littoral, les besoins en eau se font chaque année plus pressants à La Réunion, l’île est confrontée à des disparités significatives dans la répartition de l’eau.
C’est le cas du nord est de l’île où le Département planche sur un projet de réutilisation des eaux usées. Dans cette optique il vient de  bénéficier d’une étude subventionnée à hauteur de 400K€ par l’AFD.

En photo (DR) : Madame Marie-Pierre NICOLLET, directrice de l’Agence Française de Développement (AFD) La Réunion – Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) et Monsieur Jeannick ATCHAPA, Vice-président du Conseil Départemental de La Réunion, ont signé le 23 juin une convention de financement d’études via le Fonds Outre-Mer (FOM)

 

Le projet de Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) valorisant les eaux traitées du Grand Prado (localisé sur la commune de Sainte Marie), mené par le Département de manière contigüe au reste des infrastructures du programme MEREN*, place la question de la réutilisation de l’eau au cœur du débat sur la gestion d’une ressource devenue rare.

La subvention Fonds Outre-Mer (FOM) de l’AFD, à hauteur de 400K€, financera les études visant à valoriser les eaux provenant des activités domestiques, actuellement collectées, acheminées et traitées dans l’enceinte de la station de traitement des eaux usées (STEU) du Grand-Prado puis rejetées en milieu marin. Cette valorisation consiste à récupérer ces eaux traitées et à les recycler par le biais d’une nouvelle usine d’affinage complémentaire à la STEU.

Le dimensionnement du projet prévoit de couvrir les besoins en irrigation d’environ 400 ha de terres agricoles sur la commune de Sainte Marie, cultivés à 85% en canne à sucre. La disponibilité de l’irrigation toute l’année pourrait être un facteur d’incitation à la diversification des productions agricoles vers des cultures à forts besoins en eau (maraîchage, fourrage). Les eaux issues de REUT permettront par ailleurs de garantir dans les contrats d’irrigation une qualité d’eau minimale et une desserte toute l’année (contrairement aux eaux superficielles et souterraines subissant les aléas de la pluviométrie et des restriction d’usages en cas d’insuffisance ponctuelle de la ressource).

 

*(programme Mobilisation des Ressources en eau des micro régions Est et Nord)