C’est le projet que soutient la Commission de l’océan Indien (COI) à travers son projet «Résilience des populations et des écosystèmes du sud-ouest de l’océan Indien» (RECOS). La COI a organisé dans ce sens un atelier régional sur l’observation et la gestion du littoral du 22 au 25 juillet derniers à Morondava, ville fortement impactée par l’érosion côtière au sud-ouest de Madagascar.

Photo (COI) : On distingue bien combien l’urbanisation est non contrôlée avec des constructions en béton sur le sable.

Déjà en 2007, l’Agence Française de Développement (AFD) avait investi massivement dans des digues de protection de la ville.
L’événement a réuni une trentaine d’experts techniques et scientifiques nationaux et internationaux, ainsi que d’autres parties prenantes des Comores, de la France/Réunion, de Madagascar, de Maurice et des Seychelles. Il a également vu la participation des autorités nationales et locales dont le ministère de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire (MDAT), le Gouvernorat de Menabe, la Préfecture et le Maire de la Commune urbaine de Morondava.

L’atelier a permis aux États membres de la COI de partager leurs pratiques d’observation du littoral, de discuter de solutions douces et mixtes contre l’érosion côtière adaptées aux réalités locales, de renforcer les connaissances sur la gouvernance et la planification intégrée des zones côtières. Une visite du site pilote de Morondava a permis aux participants de confronter les approches théoriques aux réalités du terrain et découvrir les initiatives existantes.

Morondava, site pilote de résilience côtière.

En raison de sa situation géographique et son sol à la fois sablonneux et marécageux, Morondava figure parmi les territoires côtiers les plus vulnérables aux catastrophes naturelles et aux aléas climatiques : grandes marées, fortes houles, pluies abondantes, sécheresse, cyclones, etc. Cela compromet gravement le développement durable de cette station balnéaire, disposant d’une vaste étendue de plage de sable blanc de près de 4 km, à forte valeur touristique.
Ce littoral est soumis à un processus d’érosion et à des phénomènes de submersion marine, aggravés par une urbanisation accrue. L’aménagement intégré du littoral côtier peut constituer une réponse permettant de freiner l’érosion côtière, d’atténuer les effets du changement climatique et limiter les risques de submersion marine ainsi que les inondations qui affectent régulièrement la ville.

La ville de Morondava figure parmi les sept sites pilotes du projet RECOS de la COI dans la région du sud-ouest de l’océan Indien. Ce projet pilote a pour objectif de réaliser des activités innovantes dans le cadre de la Gestion et Observation du territoire. Tout comme les autres sites pilotes RECOS, Morondava a pour vocation d’être une vitrine régionale afin de faire la démonstration du rôle central des solutions fondées sur la nature et solutions douces dans l’adaptation aux changements climatiques.