Dans un contexte marqué par la dégradation de l’environnement et la nécessité de produire mieux, la filière agroécologie veut tenir un rôle de premier plan dans l’économie agricole du pays qui représente près de 30% de son Produit Intérieur Brut (PIB).
La faim justifie-t-elle toujours les moyens ? Une question souvent mise en avant par les parties prenantes du secteur agricole à Madagascar lors des différents ateliers dédiés. La demande en nourriture augmente de manière spectaculaire alors que la surface exploitable par famille agricole se réduit de génération en génération. De plus, de nombreuses études ont montré l’existence de terres fortement appauvries suite à des pratiques culturales inadaptées comme le tavy (qui consiste à défricher et brûler la forêt), la déforestation, l’utilisation d’engrais chimiques… Ainsi, la préservation de la terre nourricière par la mise à l’échelle de l’agroécologie est devenue comme la solution à privilégier pour atteindre l’autosuffisance alimentaire à Madagascar, tout en préservant l’environnement.
Pour le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MINAE), la diffusion des techniques de production agroécologique est une voie porteuse d’espoir pour l’agriculture malgache. Une pratique qui est actuellement fortement recommandée, puisque son adoption et son application permettent de produire de manière pérenne, et de protéger les ressources en terre, en eau, en forêt. Aussi, les autorités et nombre de partenaires techniques et financiers s’activent pour inciter les acteurs du monde agricole à privilégier la réflexion collective et à chercher à renforcer les mécanismes de soutien aux exploitations familiales. Objectif : être plus rationnel dans l’exploitation des ressources naturelles pour que les générations futures puissent bénéficier de ces ressources en terre, en eau et en forêt.
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