C’était le 3 mars dernier, lors de la Journée africaine de l’Environnement : les républiques de Madagascar et du Congo ont uni leurs efforts pour la préservation de l’environnement.
Crédit photo : Geoffrey Gaspard
L’un des moments forts de cette initiative fut la plantation de 3 000 arbres sur une surface de trois hectares, dans la commune de Mahavelona, district d’Ankazobe, région Analamanga.
Cette action, inscrite dans le cadre de la Décennie Africaine et Mondiale de l’Afforestation et du Reboisement, initiée par Denis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo, vise non seulement à restaurer les écosystèmes locaux, mais aussi à offrir des opportunités économiques aux communautés locales à travers l’agroforesterie et la gestion durable des ressources.
Rappelons que la République de Madagascar porte un engagement fort en faveur du reverdissement du territoire national, avec l’objectif ambitieux de réaliser 70000 hectares de reboisement par an et de restaurer 4 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030.
Cette coopération illustre l’ambition de la République de Madagascar et de la République du Congo d’inscrire l’environnement au cœur de leurs priorités diplomatiques et économiques. Dans un contexte où les ressources naturelles sont de plus en plus menacées, ces nations s’engagent à promouvoir des actions concrètes pour lutter contre la déforestation, restaurer les forêts et sensibiliser les populations à l’urgence climatique. Espérons que cette initiative ouvre la voie à une nouvelle forme de diplomatie où la Nature serait enfin bénéficiaire…
A suivre dans nos colonnes…
Précisions :
Les espèces sont en majorité forestières en raison de la position de la parcelle : en haut du bassin versant et en pente car les arbres stabilisent le sol sur ce type de relief. Une espèce de rente (café) a également été introduite au même titre que l’acacia, eucalyptus citriodora, café robusta, ou le voandelaka…
Financement porté en partie par : HITA (les huileries de Tamatave).
Le projet est mené sur le terrain d’un paysan partenaire qui s’est engagé à prendre soin des arbres, une clause du contrat paysan signé mentionne que les arbres ne seront pas coupés. L’espèce café a aussi été choisie pour pouvoir développer une petite activité économique secondaire.




















