En visite à Maurice les 15 et 16 octobre derniers, Jérémie Pellet, directeur général d’Expertise France, a rencontré les acteurs de plusieurs projets menés par la filiale du groupe AFD (Agence Française de Développement). Le champ d’intervention est vaste : économie bleue, gestion des côtes, coopération régionale et internationale, culture et patrimoine. L’un des temps forts a été le lancement officiel du projet Maurice Économie Circulaire.
Cet article fait suite à un article à lire en intégralité sur notre magazine Journal des Archipels N°25
Expertise France est engagée dans plusieurs domaines d’action régionale. Elle appuie notamment la Commission de l’océan Indien (COI) et l’Association des États riverains de l’océan Indien (IORA) dans des initiatives liées à la sécurité maritime et à la lutte contre la pollution plastique. Parmi les projets phares figure CRIMARIO, un programme financé par l’Union européenne visant à renforcer la surveillance et la coordination du trafic maritime dans l’océan Indien. Son principal outil, IORIS, est une plateforme sécurisée de partage d’informations utilisée par la quasi-totalité des pays de la région. Elle permet de repérer les activités suspectes — comme la pêche illégale ou les manœuvres non répertoriées — et de faciliter une intervention coordonnée entre autorités maritimes. La troisième phase de CRIMARIO, prévue pour 2025, marquera une nouvelle étape avec une extension de cette architecture de sécurité jusqu’au Pacifique, au-delà du périmètre traditionnel de la COI.
«Eviter que La Réunion envoie son carton en Inde…»
L’agence déploie aujourd’hui un portefeuille de projets représentant plus de 10 millions d’euros d’investissements (près de 530 millions de roupies mauriciennes). «Cela fait longtemps que le groupe AFD est présent à Maurice et fait beaucoup de choses, et évidemment pour nous ça reste une priorité, avec d’ailleurs un axe économie régionale qu’on souhaite encore renforcer», souligne Jérémie Pellet. Il espère que les projets d’économie circulaire contribueront, par exemple, à développer le recyclage du carton entre Maurice et La Réunion. «L’idée, c’est d’éviter que La Réunion envoie son carton en Inde pour être traité. Tout cela permet de renforcer l’économie régionale, et c’est très important de renforcer les liens et les circuits courts dans l’océan Indien», conclut-il.




















