C’est désormais récurrent, l’île comorienne d’Anjouan, aux velléités indépendantistes d’avec le pouvoir central de Moroni, se soulève à chaque crise économique. La hausse du prix des carburants aura mis le feu le week end dernier dans cette île exsangue, aux richesses potentielles mais à la pauvreté chronique.
Photo FMM : des manifestants s’en prennent à une affiche du président Azali
La contestation contre la hausse des prix des carburants a plongé les Comores dans plusieurs jours de tensions et de violences. À Anjouan, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre auraient fait au moins deux morts et plusieurs blessés,poussant finalement le gouvernement à sus- pendre l’augmentation des prix à la pompe…
Dans la nuit de dimanche à lundi, quatre hommes blessés par balles, dont un enfant de 12 ans touché à la tête, ont été pris en charge dans la nuit au large de Mayotte après des violences survenues à Anjouan. Les malheureux ont en effet pris une embarcation de fortune, appelée « kwassa » pour se rendre à Mayotte et s’y faire soigner.
(Sources : FMM)
Enfin, l’anecdote prêterait à sourire si la situation n’était pas si grave, le président des Comores Azali Assoumani a affirmé sur France 24 le 14 mai dernier que « la vie aux Comores serait meilleure qu’en France » une déclaration qui montre à quel point les autorités restent déconnectées des réalités et qui provoque une vague de réactions sur les réseaux sociaux et dans la rue.
A suivre dans nos colonnes…




















