Après un début d’année solide, les premiers signes de ralentissement apparaissent dans le tourisme mauricien. Les arrivées touristiques ont progressé de 7,7 % en janvier, 12,1 % en février et 1,3 % en mars par rapport à 2025, mais les indicateurs se détériorent depuis avril : le taux d’occupation hôtelier est passé de 72 % à 70 % en mars, tandis que les arrivées de passagers ont reculé de 3,1 % entre le 1er et le 22 avril, passant de 111 594 à 108 161.

Pour l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM), ces signaux confirment l’entrée du secteur dans une zone de vigilance renforcée, dans un contexte marqué par les effets de la guerre au Moyen-Orient sur la confiance des voyageurs, les opérations aériennes, le coût du voyage international et les décisions de réservation. Pour une destination long-courrier comme Maurice, cette évolution appelle des réponses rapides, ciblées et pragmatiques.

Dans ce contexte, l’AHRIM soumet au gouvernement quatre demandes budgétaires prioritaires pour l’exercice 2026-2027 :

– un plan d’action coordonné pour améliorer l’expérience touristique et les standards de destination ;

– un package précis de soutien au réinvestissement hôtelier ;

– une double déduction fiscale sur les dépenses de marketing international ;

– l’extension de la Section 67H de l’Income Tax Act aux travaux de réhabilitation côtière et de protection des plages.

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