Des dizaines de personnes ont perdu la vie à Madagascar après le passage du cyclone Gezani dans la nuit de mardi à mercredi. Tamatave, la deuxième plus grande ville de la grande île, a été la plus touchée. Toits envolés, inondations, arbres déracinés.
La capitale économique s’est retrouvée dans l’œil du cyclone et les dégâts sont considérables.

Le cyclone tropical Gezani a frappé le pays avec une rare violence, laissant derrière lui un bilan humain et matériel lourd. Selon les autorités malgaches et des organisations internationales, une soixantaine de personnes sont mortes, les blessées se comptent par centaines et les déplacées par dizaines de milliers. C’est en début de soirée que Gezani s’est abattu sur la côte est de Madagascar, touchant de plein fouet la ville portuaire de Tamatave. Des rafales atteignant jusqu’à 250 km/h ont été enregistrées lors du passage de l’œil du cyclone, provoquant la destruction d’une grande partie des infrastructures urbaines et de milliers de maisons.
Les observations satellitaires et les vidéos aériennes montrent une ville quasiment désorganisée, avec des toits arrachés, des routes bloquées par des arbres déracinés et des quartiers entiers sous les eaux. Les services de secours peinent à atteindre les zones les plus touchées, certaines routes clés étant coupées par les inondations ou les débris. Le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) a ajusté plusieurs fois le bilan depuis les premières heures de l’événement. Le nombre de victimes n’a cessé de grimper au fur et à mesure que les équipes de secours atteignaient les zones isolées. Les autorités estiment que plus de 250 000 personnes sont considérées comme victimes, soit directement touchées par le cyclone ou par les conséquences de ses dégâts…

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illustration DR