Retour de manivelle pour Azali Assoumani, président de l’Union des Comores, qui vient de voir un de ses alliés africains : le Kenya, lui tourner le dos en se rapprochant de Mayotte, donc de la France.
Le président comorien Azali Assoumani continue à réclamer l’île de Mayotte dans le giron comorien. Une situation ambigüe qui fait que le jeune département français ne peut intégrer la Commission de l’Océan Indien car le gouvernement comorien oppose son droit de veto. Mayotte est bloqué dans son développement économique et reste isolé de ses voisins les plus proches en partie à cause de ce boycott comorien.
L’an dernier, les élus mahorais ont décidé de prendre « le zébu par les cornes » et d’engager directement des échanges économiques avec d’autres pays voisins. Mayotte a signé une convention de coopération le 25 novembre dernier avant de recevoir la visite officielle de la délégation kényane à Mayotte, le 30 mai dernier. Thani Mohamed-Soilihi, ministre français délégué à la Francophonie et aux Partenariats internationaux, a reçu Korir Sing’oei, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères kényan pour signer de nouveaux accords de partenariat entre le département français et le Kenya.
Ces accords économiques et institutionnels constituent une vraie gifle diplomatique pour les Comores. Les partenariats avec le Kenya se font dans le cadre de la reconstruction de l’île après Chido, ou plus largement la redynamisation de l’économie et l’intégration régionale. Du coup, ce partenariat avec la France entérine une reconnaissance de fait du statut français de Mayotte. En outre, ces échanges entre la France et ce pays d’Afrique de l’Est à l’économie florissante ne s’arrêtent pas là : le Kenya doit accueillir le sommet Afrique-France en 2026.
À suivre dans nos colonnes.





















