Après cinq ans d’action, le Programme régional d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle (SANOI) arrive à son terme. Du 9 au 14 février, Madagascar a accueilli les acteurs impliqués dans ce projet régional pour une série de réunions et de visites de terrain. Objectif : faire le bilan des initiatives menées et mesurer leur impact sur la lutte contre l’insécurité alimentaire.

Par Alexandre Karghoo, envoyé spécial à Madagascar

PHOTO (Alexandre Karghoo) : Le SG de la COI, Edgard Razafindravahy, devant un séchoir qu’utilisent les bénéficiaires d’un projet. Ce séchoir leur permet de conserver les aliments et accroît ainsi leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. 

 

Financé par l’Union européenne à hauteur de 16 millions d’euros, SANOI a été mis en œuvre en partenariat avec la Commission de l’océan Indien (COI). Il s’inscrit dans la stratégie régionale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, avec une approche concertée entre les États membres.

Treize actions ont été déployées dans quatre pays – Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles – mobilisant une trentaine de partenaires, dont des instituts de recherche, des organisations internationales (Cirad, IITA, AfricaRice, FAO), des assistants techniques et des ONG. Les visites de terrain à Madagascar ont permis aux participants de cette semaine de mission, accompagnés du secrétaire général de la COI Edgard Razafindravahy, d’évaluer l’impact des projets auprès des bénéficiaires.

Un contexte de vulnérabilité persistante

Les États insulaires de l’océan Indien restent particulièrement exposés aux effets du changement climatique, à la volatilité des prix alimentaires et aux coûts élevés du transport. Cette fragilité structurelle renforce la nécessité d’une coopération régionale accrue pour garantir une meilleure sécurité alimentaire.

Avec le PRESAN, son Programme stratégique de sécurité alimentaire et nutritionnelle), la COI mise sur une augmentation des échanges agricoles et agroalimentaires entre ses membres. Ces efforts visent à réduire la dépendance aux importations et à renforcer la résilience des systèmes alimentaires locaux.

La clôture du SANOI marque une étape clé, mais les défis restent nombreux. Un bilan détaillé de cette riche semaine de bilan sera publié dans une prochaine édition du Journal des Archipels.