Ce n’était pas la chaleur qui aura caractérisé la rencontre entre les deux dirigeants africains en guerre depuis des décennies. Paul Kagamé, président du Rwanda, et son homologue congolais Félix Tshisakadi, n’ayant pas échangé un regard ni même une poignée de mains durant cette cérémonie poussée par un Donald Trump, autodéclaré «homme de la paix» (dé gré ou de force).
Photo RNA News/Archipels.
Au moment de signer cet accord de paix, le président du Rwanda, Paul Kagamé a déjà averti qu’il y aurait «des hauts et des bas» dans l’application de ces accords.
Donald Trump était bien là, entre les deux présidents de la République démocratique du Congo et du Rwanda, Félix Tshisekedi et Paul Kagame, le 4 décembre dernier à Washington pour signer un accord de paix, alors que sur le terrain d’intenses combats se poursuivent.
Le président américain a parlé d’un «grand miracle» à cette occasion, mais il faut espérer que ce miracle ne soit pas «un grand mirage» tant l’ambiance était froide entre les deux présidents africains qui n’ont échangé aucune poignée de mains.
Depuis des décennies, le Rwanda organise l’exploitation (pour rester poli) des immenses richesses du géant congolais, notamment à l’est du pays, frontalier du Rwanda et séparé de la capitale Kinshasa à l’ouest par la grande forêt du bassin du Congo (deuxième plus grand massif forestier tropical du monde après l’Amazonie).
Des tensions exacerbées par une instabilité politique chronique, d’immenses mouvements migratoires causant des conflits ethniques à répétition au sein de la RDC et débordant dans les pays voisins. Enfin, depuis le boom des smartphones voici une quinzaine d’années, la demande mondiale de minéraux tels que le tantale, l’étain, le tungstène et l’or, a explosé exacerbant le conflit armé en RDC pour le contrôle des opérations minières….
J.Rombi
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