C’est un véritable séisme politique qui secoue la France depuis le 31 mars dernier : la représentante du premier parti politique de France, Marine Le Pen, a été déclarée inéligible pour cinq années, soit aux prochaines élections présidentielles.
Photo : © Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons
A Mayotte, Marine Le Pen avait recueilli plus de 59% des voix au second tour de la dernière présidentielle, c’est dire si les Mahorais (Français depuis 1841) pleurent « leur » candidate.
Ils étaient précisément 59,10 % au second tour. Aux élections européennes, 52,40 % des électeurs de Mayotte avaient choisi le bulletin de vote de la liste du Rassemblement national représentée par Marine Le Pen. En 2027, aux prochaines élections présidentielles, ils ne pourront pas le faire, car un juge du tribunal judiciaire correctionnel de Paris en a décidé autrement.
Accusée de détournement de fonds publics dans une affaire pour le moins compliquée d’emplois d’attachés parlementaires (payés par les fonds publics) par le parti de droite qu’elle représente, Marine Le Pen a été condamnée à plusieurs années d’inéligibilité assortie d’une exécution provisoire de la peine, c’est- à-dire qu’elle ne pourra pas se présenter aux prochaines élections présidentielles. En outre, madame Le Pen écope d’une peine de quatre ans de prison (dont deux fermes) !
Dans le pays et les outremers, mais aussi à l’International, les réactions fusent de toutes parts pour dénoncer une décision politique. Même l’extrême gauche française, représentée par Jean-Luc Mélenchon, a souligné que « la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple ».
En tout cas, la présidente du Rassemblement national a déjà annoncé faire appel de cette condamnation. Le début d’une saga politico-judiciaire que les Mahorais vont suivre avec passion !




















