Dans son édition du 4 juillet dernier, notre confrère et partenaire France Mayotte Matin souligne, par la plume de sa rédactrice en chef Anne-Constance Onghéna, une dangereuse dérive du média français RFI (Radio France Internationale). Extraits.
Photo (J.Rombi) : Mayotte à la veille des festivités de la départementalisation en 2011.
« Dans un reportage du 3 juillet de Radio France Internationale, financée par l’impôt des contribuables français, David Baché fait résonner la voix de Comoriens dont un seul est cité ; Mohamaed Monjoin et apporte un point de vue partial avec un manque de recul inhabituel. Sous couvert d’un « reportage Afrique », l’auteur distille une véritable ligne éditoriale pro-comorienne, au détriment de la position mahoraise et du choix démocratique des Mahorais. L’article débute par un message qui se voulait informatif mais glisse vers une propagande subtile : « Les Comores célèbrent leur cinquantième anniversaire d’indépendance, mais sans Mayotte », « Cetteindépendance reste incomplète », « Mayotte n’a jamais cessé d’être une île comorienne ».
“Mayotte n’a jamais appartenu à un état comorien qui n’a jamais existé…”
Or Mayotte n’a jamais appartenu à un État comorien qui n’a jamais existé, rappelle Mansour Kamardine, ancien député de Mayotte. Ces éléments sont repris dans le texte ou la bande-son sans distanciation, comme le montre l’affirmation : « Le journal souligne que Moroni considère Mayotte comme une composante essentielle de l’archipel comorien… » Et plus loin : « On observe une volonté forte du gouvernement de réintégrer Mayotte dans le cadre national. »
Puis il évoque : « Des pistes de réconciliation à l’ONU, mais aucune avancée concrète n’est à attendre ». Ces citations directes reflètent une orientation assumée. Aucune voix mahoraise ne contrebalance, aucun témoin indépendant n’est interrogé. Autrement dit, une propagande de l’État comorien est relayée sans filtre, via un média public français, et sans que la Nation ou les Mahorais puissent s’exprimer. Comment un média financé par des impôts français peut-il reprendre sans nuance ce type de discours ? Les Mahorais, leurs représentants politiques, le gouvernement français auraient dû être sollicités avant finalisation de ce « reportage ». La parole mahoraise, qui incarne le choix libre d’un territoire à vocation française, est purement ignorée… »




















