La Banque centrale malgache (BFM) a lancé le 23 mai dernier une phase d’expérimentation de 10 mois de l’e-Ariary, première monnaie numérique malgache de la BFM.
Une évolution notable vers les nouveaux moyens de paiements modernes qui seront très certainement réservés à quelques entreprises et institutions. En effet, l’immense majorité de la population, mais aussi des entrepreneurs et des pouvoirs publics, continuent à utiliser le FMG (ou Franc malgache), la monnaie mise en place durant et après la colonisation française et dont l’habitude d’utilisation semble impossible à réformer. Ainsi la valeur en ariary (par exemple 10000 ariary) n’est que rarement citée dans les échanges, on parle plutôt de 50000 francs, soit l’ancienne valeur en FMG.
Ainsi au quotidien, c’est une véritable cacophonie pour comprendre de combien on parle exactement. Sans parler des touristes et des étrangers de passage qui « n’ont jamais vu ça » pour reprendre la rumeur générale.
D’après la DGT basée à Nairobi : « l’e-Ariary aura cours légal sur le territoire malgache et devrait être progressivement déployée au niveau national à partir de mai 2026. L’e-Ariary vise notamment à permettre un accès inclusif aux moyens de paiement réglementés et services financiers en complétant les solutions de mobile money, ainsi qu’une meilleure traçabilité des transactions financières. L’e-Ariary sera expérimenté par des entités publiques (Directions générales du Trésor et des Impôts) et privées (banques commerciales, opérateurs de mobile money, instituts de microfinance). Les six premiers mois de la phase d’expérimentation consisteront en une intégration technique avec les intermédiaires financiers, un suivi des tests sur terrain (paiements simples et transferts ciblés de subventions).




















