Le 30 janvier dernier, aux Kocottes à Saint-Pierre, l’équipe du label Made in Moris a officiellement présenté les 40 entreprises qui constituent la cohorte 2025 de son programme En Route Vers le Made in Moris. Ce programme d’accompagnement, financé par l’État et destiné aux PME, leur permettra de bénéficier de plusieurs formations en vue d’obtenir le label.
PHOTO (DR) : Pour cette cohorte 2025, 90 entreprises ont soumis leur candidature et 39 ont été retenues.
Aadil Ameer Meea, ministre de l’Industrie, des PMEs et des Coopératives et Dhaneshwar Damry, ministre délégué des Finances étaient tous deux présents. Ils ont ainsi pu rencontrer l’équipe du label Made in Moris, une initiative de l’association des manufacturiers mauriciens (AMM). Soutenu par les ministères des Finances et celui de l’Industrie, le programme En Route vers le Made in Moris offre un accompagnement gratuit aux entreprises sélectionnées ; la première cohorte en avait bénéficié en 2024.
Pour cette cohorte 2025, 90 entreprises ont soumis leur candidature et 39 ont été retenues. De la première cohorte en 2024, 38 entreprises ont complété la formation. 35 ont finalement obtenu le label Made in Moris. L’équipe de Shirin Gunny espère continuer sur cette même base.
« Le succès de la cohorte 2024 est la preuve qu’un encadrement personnalisé, combiné à des outils pratiques et des formations données par des experts et professionnels, peut transformer le potentiel des PME en résultats concrets. Certains des participants à la cohorte ont vu leurs ventes augmenter, d’autres se sont vu ouvrir les portes de l’export ou ont vu un bond au niveau de leur productivité. Nous sommes impatients de voir cette dynamique se poursuivre avec la nouvelle cohorte. Le programme, identique à celui de l’année dernière, reste intensif, et nous espérons que, durant les prochains mois, un esprit de collaboration s’installera parmi les participants afin de les voir accéder au label, mais aussi de trouver des opportunités de collaborer et de faire grandir leurs PME respectives », déclare Yann Charlotte, Project Manager Operations and Business development Made in Moris
Un programme gratuit et intensif pour soutenir les PME mauriciennes
Le programme En Route Vers le Made in Moris offre aux participants 65 heures de formation, quatre heures de diagnostic d’entreprise menées, 18 heures de coaching personnalisé, ainsi que des Masterclasses et des événements de networking. Les ateliers couvrent des thématiques essentielles : normes, qualité, opérations, productivité, ressources humaines, branding, communication, relations publiques et développement durable.

PHOTO (DR) : Aadil Ameer Meea (ministre de l’Industrie, des PMEs et des Coopératives), Shirin Gunny (DG de l’AMM et de Made in Moris), Dhaneshwar Damry (ministre délégué des Finances), Lawrence Wong (président de l’AMM).
« Nous représentions, il y a 20 ans, un peu plus que 20 % du PIB national. »
S’adressant aux ministres présents chez Made in Moris, Lawrence Wong (président de l’Association des manufacturiers mauriciens), leur a rappelé l’importance de protéger et de valoriser le savoir-faire mauricien : « Nous représentions, il y a 20 ans, un peu plus que 20 % du PIB national. Cela signifie que si nous avions gardé notre contribution, notre apport au gâteau national aurait été de 121 milliards de roupies. Faites le calcul : cela représente un manque à gagner de 44 milliards de roupies annuellement ! Cela aurait permis au pays d’avoir une croissance de plus de 6 % ces dernières années. »
Shirin Gunny, directrice générale du label Made in Moris et de l’AMM a, elle, énuméré trois projets dont pourrait bénéficier le secteur manufacturier local. Elle a rappelé une promesse du précédent gouvernement qui parlait d’ouvrir une boutique de produits labellisés au sein de l’aéroport : « Nous avons des projets concrets qui nécessitent votre soutien. L’ouverture de cette boutique Made in Moris à l’aéroport, que nous attendons tous, n’est pas qu’une vitrine commerciale. C’est une déclaration forte de notre savoir-faire mauricien auprès de chaque voyageur qui foule notre sol. » Elle a aussi exprimé le souhait que plus de leviers soient activés : « L’État est le premier acheteur du pays. C’est un levier puissant qui doit être activé concrètement. Nous ne pouvons avancer sans une réelle collaboration avec le Public Procurement Office. Ce n’est plus une option, mais une nécessité stratégique. Sans un soutien actif et déterminé de votre part pour ouvrir réellement les marchés publics à nos entreprises, certaines mesures budgétaires obtenues précédemment resteront des promesses creuses. » Enfin, elle a demandé que des moyens soient mis en place pour une campagne nationale ambitieuse pour promouvoir le savoir-faire de l’industrie mauricienne, « car chaque roupie dépensée pour un produit local n’est pas simplement une transaction. C’est un investissement qui circule dans notre économie, qui crée de l’emploi, et qui a un impact direct sur le développement social et environnemental. Tout cela renforce notre tissu industriel », a-t-elle conclu.




















